Exhibition : fragments de survie
Par Abdulmonam Eassa
FREE EXHIBITION
DU 13 au 15 novembre et du 21 novembre 2026 au 7 mars 2027
DATE
DU 13 au 15 novembre 2026
LIEU
A l'espace polyvalent Jean Renoir - Route de carency à Souchez
PRIX
Free entry
Le festival met en lumière cette année le travail photographique du photojournaliste indépendant franco-syrien Abdulmonam Eassa. Lauréat du World Press Photo en 2026, Abdulmonam explore différentes formes d’échappatoires à travers des scènes du quotidien immortalisées en Syrie, au Soudan mais aussi en France, de 2016 à aujourd’hui. La sélection de 25 de ses clichés, invite le public à regarder au-delà du visible, à découvrir des histoires et des destins qui transcendent notre vision du conflit. À travers cette approche, Abdulmonam Eassa met en évidence la résistance quotidienne et la capacité des individus à poursuivre leur vie, malgré tout.
Abdulmonam Eassa nous raconte comment son histoire personnelle a façonné son travail et inspiré sa vision de l’échappatoire.

Abdulmonam Eassa © Edouard Elias
Qu’est-ce qui vous a donné envie de photographier l’échappatoire ?
Pour moi, c'est une histoire à la fois personnelle et professionnelle. Je n'avais jamais imaginé devenir photoreporter. Un jour, la guerre est arrivée à ma porte, en Syrie. Alors j'ai pris un appareil photo. Avec la responsabilité de montrer au monde ce que vivaient les habitants de Ghouta, dans la campagne de Damas, durant son siège. Après 5 ans de travail, nous avons tous été contraints de nous déplacer… Je pense que c'est à partir de ce moment-là que cette notion d'échappatoire a commencé à prendre tout son sens pour moi. Un an plus tard, j'ai commencé à traiter ce sujet de manière plus visuelle, à travers mes reportages.
Comment parvenez-vous à l’illustrer ?
Je veux que les gens puissent regarder les photographies sans être immédiatement confrontés à l’horreur, qu’ils aient envie de s’intéresser à l’histoire racontée par l’image. Et puis je veux montrer l’espoir, la joie. C’est pourquoi j’essaie toujours de photographier ces scènes de vie qui montrent que, malgré tout, les êtres humains trouvent toujours une manière de continuer à vivre.
C’est ce qui domine dans votre travail, la vie ?
Oui, je pense que l'être humain est beaucoup plus fort qu'on ne l'imagine. Même dans les environnements les plus difficiles, il trouve toujours une alternative. Cela peut être une conversation avec un proche, une prière, s'asseoir à l'ombre d'un arbre, chanter une chanson. Tous ces détails résument une forme de fuite. Pas une fuite physique. Une fuite intérieure. Et surtout une immense volonté de vivre.
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