exposition : Silence après l'impact
Photographier les ruines de guerre.
EXPOSITION GRATUITE
DU 11 avril au 12 juillet 2026
À travers les photographies, la ruine apparaît tour à tour comme un choc visuel, un lieu de mémoire, mais aussi un point de départ. Des images de la Grande Guerre en passant par des conflits contemporains comme en Ukraine, en Syrie ou à Gaza, la destruction ne se limite pas au désastre : elle pose la question de notre perception des conflits par le biais des photographies.

Printemps 1915. Un soldat français dans une tranchée creusée sur le flanc de la colline de Notre-Dame de Lorette. A l'arrière plan, les ruines du village d'Ablain St Nazaire - Musée de la Tour lanterne
Dès ses débuts, la photographie de ruines de guerre s’impose comme un outil de documentation, attestant des conflits et constatant l’ampleur des destructions matérielles. Mais elles dépassent rapidement la simple fonction de preuve. Par le choix des cadrages, de la lumière ou des points de vue, les ruines peuvent être esthétisées, susciter l’émotion, voire être instrumentalisées.
Les ruines de guerre : une autre incarnation des conflits
« Les ruines de guerre sont de véritables cicatrices territoriales, des témoins silencieux d’événements traumatiques où l’histoire a laissé une empreinte physique », souligne Chloé Sharrock, photojournaliste de l’Agence Myop, dont le travail est présenté dans l’exposition. Souvent dépourvues de corps, ces images témoignent de la guerre sans la montrer frontalement. Elles incarnent le conflit autrement : par l’absence, par le vide, par ce qui a été arraché.

Ruines de l'église d'Ablain-St-Nazaire
Exposition conçue et organisée par le Mémorial’14-18 Notre-Dame-de-Lorette et l'ECPAD.
Visite guidée
Visite de l’exposition Silence après l'impact
Questionner la photographie de ruines de guerre, de la Première guerre mondiale à nos jours, revient à explorer un langage visuel où se mêlent fascination esthétique, mémoire et stratégie politique. Dès les premiers conflits industrialisés, l’image de la ruine devient un outil : preuve de la violence, moteur d’émotion et instrument de mobilisation. Aujourd’hui encore, qu’il s’agisse de villes éventrées, d’intérieurs figés dans le quotidien interrompu ou de monuments sacrés devenus symboles, la ruine constitue pour le photographe de guerre une rencontre inévitable, révélatrice de l’ampleur humaine et matérielle du conflit.
L’exposition s’intéresse à cette construction visuelle : cadrages intimes, silhouettes vulnérables face à des masses détruites, géométries d’impact, jeux d’ombre et de lumière, mais aussi ruines conservées comme marqueurs de mémoire. À travers ces images, des photographes contemporains aux premiers opérateurs de l’ECPAD, la destruction devient le symbole incontournable de la violence d’un conflit.
Durée : 45 min
Tarifs : 4 euros par personne
Lieu : centre d'histoire, Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette
Dates : Tous les samedis à 15h
Renseignements : 03 21 74 83 15 - contact@memorial1418.com
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Infos pratiques
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