Vest Pocket Memories

“Les Dames en van” reviennent sur notre territoire avec une exposition photo et un projet fabuleux.

Depuis 2016, Paule-Elise Boudou et Hélène Reuzé parcourent les lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale à bord de leur van. De la Flandre à la Slovénie en passant par la Meuse et l’Italie, elles explorent l’Europe. Ces aventures toujours surprenantes, elles les racontent dans leur blog « 1916 kilomètres ». En parallèle, elles ont développé un projet photographique autour de l’appareil photo emblématique de l’époque, le Kodak Vest Pocket.

Résultat : 30 photos argentiques hors du temps, accompagnées de leurs récits, historiques et personnels, sur la Première Guerre Mondiale et les sites de mémoire qu’elles ont parcouru.

Le Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette présente l’exposition “Vest Pocket Memories” du 8 février au 17 mai 2020.

Qu’est-ce que ça fait d’utiliser un appareil photo qui a cent ans ?”

Nous avons commencé à photographier les sites d’histoire avec un appareil numérique, mais le résultat nous laissait sur notre faim. Il était plat. Il manquait quelque chose. Nous avons cherché une manière de mieux rendre hommage à ces lieux de mémoire extraordinaires. Nous avons eu l’idée d’utiliser un appareil photo que les soldats de la Grande Guerre gardaient dans leurs poches, comme pour nous imprégner de leurs émotions. Par chance, nous avons trouvé plutôt facilement à nous procurer un Kodak Vest Pocket, l’appareil le plus populaire de l’époque. Après quelques essais, malgré les échecs et les premiers ratés, nous avons tout de suite senti que nous étions sur la bonne voie. Le « petit truc en plus » était là.

Utiliser un tel appareil est une pratique un peu masochiste basée sur l’amour de l’aléatoire. Parce que, même si vous avez trouvé le site parfait et que la lumière est bonne, rien ne garantit le résultat.(…) On cadre, on clique, et advienne que pourra !

Si vous aussi, vous avez envie d’utiliser un Kodak Vest Pocket, retrouvez-nous le 14 mars pour une journée spéciale de rencontres et d’ateliers !

Comment avez-vous choisi les 30 photos qui sont montrées dans l’exposition ?

Nous avons retenu deux critères principaux. Tout d’abord, il était important pour nous de représenter les lieux de mémoire qui sont présents sur le territoire de l’Artois. Mais en parallèle, nous voulions souligner la dimension européenne du conflit. A travers nos roadtrips mémoriels, nous avons découvert des sites ou des monuments en lien avec la Première Guerre mondiale en Belgique, en Italie, en Pologne ou en Slovénie. Cette sélection a donc un double ancrage local et européen.

Pourquoi exposer au Mémorial 14-18 Notre-Dame de Lorette ?

Le centre d’histoire de Notre-Dame-de-Lorette est le premier endroit auquel nous avons pensé. D’abord, nous avons une histoire particulière avec ce site, où nous avons passé une nuit en van en avril 2017 alors que cela n’était pas du tout prévu.

Ensuite, l’architecture du centre d’histoire est très évocatrice. Ces grands cubes noirs pourraient très bien représenter des chambres noires photographiques… Quoi de mieux pour présenter des images prises avec un appareil photo d’époque ? Nous avons trouvé que l’esthétique de notre projet collait parfaitement avec celle du bâtiment.

Enfin, un territoire n’est rien sans ses habitants et nous sommes très sensibles à l’énergie qui existe chez vous et qui permet à de tels projets de voir le jour.

En avril, vous présenter “le van de la mémoire”, pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce projet ?

A chaque fois que nous sommes venues chez vous, une question revenait : « Mais qu’est-ce que ça fait, de grandir dans un endroit aussi marqué par l’Histoire ? » De grandir, ou encore de vivre ou de travailler près des lieux de mémoire. Alors nous avons décidé de vous poser cette question en direct et de créer quelque chose à partir de vos réponses.

Le week-end du 12 avril, venez nous raconter votre rapport à la mémoire ! Nous vous accueillerons dans notre van, nous vous écouterons et, si vous êtes d’accord, nous vous tirerons le portrait (au Vest Pocket si tout va bien). Ensuite, nous ferons une restitution de ces témoignages lors de la clôture de l’exposition pour la Nuit des musées, le samedi 16 mai. Venez nombreux !

Une réponse à “Interview des dames en van”

  1. Une démarche proche de l’authentique pour une meilleure appréhension à la fois de l’histoire incommensurable de la Grande Guerre et des lieux, mais aussi avec un autre regard depuis le viseur …!.

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