En lien avec l’exposition “Soleils Noirs” du Louvre Lens

Quand on parle de l’utilisation du noir dans
l’architecture, difficile de ne pas penser au
bâtiment le plus noir de tout le territoire, le
Centre d’Histoire du Mémorial 14-18 Notre-
Dame-de-Lorette, à Souchez.

A l’extérieur, le bâtiment intrigue et interpelle : un ensemble de cubes de béton entièrement peints en noir, posés sur la colline. Ce parti pris architectural fort, c’est l’oeuvre de Pierre-Louis Faloci.

Il a voulu créer “un musée sur la grande Guerre comme une boîte noire pour raconter l’enfer du Nord”.

Noir comme la camera obscura
Cette succession de boîtes noires évoque la camera obscura des prémisses de la photographie, et ce n’est pas par hasard. L’un des intérêts majeurs du site est sa collection de photographies d’archives en noir et blanc, qui raconte la guerre sur le territoire.


Noir comme la grande Histoire du territoire
L’omniprésence du noir évoque bien évidemment la thématique sombre du lieu. Les salles du musée aborde sans détour les événements tragiques et les destructions massives sur le territoire du Nord Pas-de-Calais pendant la Grande Guerre. L’obscurité des lieux invite au recueillement, pour comprendre la violence de l’Histoire.
Pierre-Louis Faloci parle de “l’histoire sourde” des lieux : cette histoire doit se ressentir dans l’architecture, quand le visiteur voit et entre dans le bâtiment.

Noir comme l’Histoire de l’art Pierre-Louis Faloci se qualifie lui-même comme un “fou de la boîte noire”. Grand amateur des œuvres noires de Pierre Soulages, il est inspiré par les jeux d’ombres et de lumières qui donnent au musée une esthétique très cinématographique. Des scènes de films en noir et blanc (Le Petit Fugitif, les sentiers de la gloire) l’ont directement inspiré pour l’esthétique du musée. Mais le Centre d’Histoire, si sombre de l’extérieur, n’est pas dénué de lumière : des échappées vers l’extérieur permettent une ouverture vers le paysage apaisé d’aujourd’hui et de la noirceur de l’Histoire peut émerger la prise de conscience des jeunes générations et le devoir de mémoire.

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